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vendredi 13 mai 2011

«Les déchets à vie longue auront besoin d’être stockés des centaines de milliers d'années»

?Les déchets à vie longue auront besoin d’être stockés des centaines de milliers d'années?


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Publié le 3 mai 2011.

Le laboratoire souterrain de l'Andra, sur la commune de Bure, prépare l'éventuelle instalaltion du futur site de stockage géologique pour les déchets radioactifs
Le laboratoire souterrain de l'Andra, sur la commune de Bure, prépare l'éventuelle instalaltion du futur site de stockage géologique pour les déchets radioactifs AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

RADIOACTIVITE - Gérald Ouzounian, directeur des affaires internationales à l’Agence nationale des déchets radioactifs (Andra), fait un point sur la question du stockage des déchets radioactifs à vie longue, principalement ceux issus des centrales nucléaires, à laquelle l’ensemble des pays ?nucléarisés? vont devoir faire face ces prochaines années…

La situation à l’international sur la question de la gestion des déchets radioactifs semble un peu confuse. Tous les Etats n’ont pas la même vision…
Il existe tout de même des positions communes pour dire que la solution la plus sûre pour le stockage des déchets est le stockage géologique.
Mais les Etats-Unis ont finalement reculé sur la question du stockage géologique…
Aux Etats-Unis, tous les Etats ont voté pour le stockage dans le Nevada… sauf le Nevada. Le président Obama a décidé de suspendre les travaux, et mis en place une commission, qui remet à plat toutes les solutions possibles. Pour l’instant, on est sur un gel des projets, et un prolongement de l’entreposage des déchets disséminés à différents endroits dans des containers sur d’immenses parkings. Dans l’absolu, cela ne pose pas tellement de problèmes, ces sites étant évidemment sécurisés, mais cela pose tout de même la question de l’état dans lequel se trouveront ces déchets dans quelques années…
Cela veut donc dire qu’il est urgent de mettre en place les solutions de stockage. Mais en Europe les décisions tardent également à être prises…
En Finlande, en Suède, en France, les décisions sont plutôt claires. En Finlande, les travaux du centre de stockage ont commencé, l’objectif étant une livraison en 2020. En Suède, la demande a été déposée, mais la procédure est longue, quatre ans. Leur objectif est de disposer d’un site pour 2025. C’est ce que nous visons en France aussi, mais avec une procédure différente, puisqu’après une enquête publique en 2013 sur le site de stockage profond (500 m) dans la Meuse, nous déposerons notre demande en 2015. Il faudra d’ici là aborder la question de la réversibilité, c’est-à-dire la possibilité de retirer les colis de déchets radioactifs si les générations futures le souhaitent.
N’y a-t-il vraiment pas d’autres solutions envisageables que le stockage géologique?
Quelles sont les autres possibilités? Le larguage en mer, mais cela n’est pas possible en raison des accords de Londres qui interdisent tout rejet de radioactivité en mer. Il aurait été possible de les stocker à l’intérieur des fonds marins, mais il aurait été très difficile de les suivre et les contrôler par la suite. Autre option: le stockage géologique dans des forages très profonds, à 4-5.000m. Mais il se poserait encore la question du suivi de ces déchets, et de leur réversibilité… Il a même été envisagé l’envoi de colis dans l’espace, mais personne ne peut garantir un taux de réussite de 100%... La séparation/transmutation a fait fantasmer pas mal de gens en France à une époque: l’idée que l’on peut tout éliminer en cassant les noyaux dans des super-réacteurs. Mais il resterait forcément des déchets indestructibles, et cette technique utiliserait qui plus est des énergies considérables.
La France s’oriente vers l’argile comme matériau géologique de stockage, alors que les pays nordiques ont préféré le granit. Pourquoi ce choix?
A cause de la durée de vie des éléments radioactifs. Les déchets à vie longue,en raison de la présence de césium 137, auront besoin d’être stockés des dizaines de milliers d’années, et sans doute même des centaines de milliers d’années, avant que leur signal radioactif soit réellement atténué. L’argile nous paraît plus intéressante en raison de sa forte capacité de rétention, et de la quasi-absence d’eau. L’eau est l’élément clé dans le choix du matériau de stockage, car c’est elle qui pourrait transporter les éléments radioactifs et les faire remonter au cas où il y aurait contact. Les pays nordiques ont choisi le granit parce que leur géologie leur impose ce choix. Il présente un avantage: c’est une roche facile à creuser. Mais il faut la fracturer, donc l’eau peut y pénétrer et y circuler. C’est d’ailleurs pourquoi ils protégeront leurs colis d’une couche d’argile de 30 cm…
La catastrophe de Fukushima peut-elle remettre en cause la politique de gestion des déchets radioactifs au Japon?
Non, car la gestion des déchets n’a rien à voir avec les centrales nucléaires. Oui, car cela va déboucher sur une exigence de sûreté qui sera renforcée. Pour le moment, les Japonais entreposent leurs déchets dans des piscines près des sites nucléaires. Ils sont empêtrés dans la recherche d’un site volontaire, et s’ils ont échoué c’est essentiellement par manque de concertation et de transparence avec la population. Fukushima  va peut-être les amener à accélérer les choses, et à mettre en place des procédures d’information plus relevées.
>>> A lire également notre reportage dans le centre de stockage de l'Aube, qui accueille les déchets faiblement radioactifs
Et aussi: Déchets nucléaires, les vrais chiffres

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